Un bref historique du terme "STRESS"


L'étymologie du mot stress nous vient du latin "stringere" : serrer, oppresser...
Au 17ème siècle : « état de détresse » connoté par l’oppression, la fatigue, l’adversité…
Au 18ème, le mot stress prend sa connotation contemporaine : force, pression, contrainte.
A la fin du 19ème (1868), le médecin physiologiste français Claude Bernard fut un des premiers à s’intéresser aux effets du stress sur notre comportement, à savoir que les réactions faces au stress visent à chercher et maintenir un équilibre. Ce sera Walter Cannon, neurophysiologiste américain qui nommera cette recherche « homéostasie ». (Tendance des corps vivants à stabiliser leur organisme.)

Le mot « stress » est apparu vers les années 1940. Mot anglais tout d’abord employé en mécanique ou en physique qui voulait dire « force, poids, tension, charge ou effort ».

Ce sera Hans SELYE, considéré comme étant le "père du stress" qui utilisera ce terme en médecine, le définissant comme étant « des tensions faibles ou fortes ». Selon les recherches de ce physicien endocrinologue canadien, ces forces sont «potentiellement destructrices». Il parle d’état de stress pour décrire « les changements physiques provoqués par une situation stressante ».
Aujourd’hui, ce sont les théories de l’homéostasie, de l’adaptation Darwinienne et sur le stress qui sont les bases de l’approche dite "biologique" du stress.

(voir l'excellent article http://fr.wikipedia.org/wiki/Stress )

Pour résumer, le stress est la réponse non spécifique de l’organisme face à toute demande d’adaptation.

Le Larousse nous donne la définition suivante :
Le stress est l’ensemble de perturbations biologiques et psychiques provoqué par une agression quelconque sur un organisme.


Les manifestations physiologiques du stress :

Augmentation du rythme cardiaque.

Augmentation du taux de sucre dans le sang.

Augmentation du rythme respiratoire.

Irrigation du sang dirigée vers la tête et les jambes.

Sécrétion d’adrénaline puis de cortisone



Hans SELYE nomme ses travaux « Syndrome général d’adaptation ».
Une multitude de recherches et travaux ont alimenté une vaste bibliographie.
Nous n’aurons ici que la prétention de vous apporter une brève synthèse.

Les trois phases du stress :

        1. La phase d’alarme : C’est la première réponse au stress. De courte durée. L’organisme mobilise ses défenses pour s’adapter en urgence aux besoins de la situation et sécrète alors de l’adrénaline.
       2. La phase de résistance : Le stress va être répété ou continu. L’organisme entre alors en phase de résistance. Les manifestations physiologiques sont maintenues par la sécrétion de cortisol. Le cortisol va anesthésier les sensations physiques, ce qui conduit à entamer son potentiel.
        3. La phase d’épuisement apparaît quand l’agression devient durable et/ou le stress chronique. Ce stade se caractérise par un excès de sécrétions hormonales et un épuisement psychique et somatique. Le système nerveux n’arrive plus à réguler les mécanismes physiologiques et le corps ne peut plus reconstituer ses ressources. Le stress devient alors pathogène, avec ses répercussions sur l’état de santé.

Le système neuro-végétatif autonome :

Garant de l’équilibre physiologique (homéostasie) face à l’environnement, il régit l’ensemble de nos fonctions vitales.

2 systèmes :
        Le système nerveux sympathique.
        Le système nerveux parasympathique.

Le système nerveux sympathique :

Responsable de toute activité inconsciente de l’organisme (rythme cardiaque, respiration…) Il prépare le corps à l’action et tient un rôle d’alarme et de protection.
Lors d’un évènement stressant, il va provoquer la mydriase (dilatation de la pupille), augmentation du rythme cardiaque et respiratoire, l’augmentation de la pression artérielle, ralentissement du péristaltisme (fonctionnement des intestins), vasoconstriction.
Le corps se prépare à l’action, la défense, l’attaque, la dissimulation.
Les deux principaux médiateurs chimiques : L’adrénaline et la noradrénaline.


Le système nerveux parasympathique :

Il contrôle les activités involontaires des organes, des glandes, des vaisseaux sanguins.
Il permet d’alimenter et de régénérer l’organisme.
Médiateur chimique : l’acétylcholine
Il est associé aux réactions de calme et d' apaisement.

Lors d’un stress, on peut observer le schéma suivant :

Phase d’alarme => système sympathique => épuisement => régulation par le système parasympathique.

Mais trop de stress conduit au dérèglement de l’organisme, à l’épuisement de ses ressources et ouvre la porte aux manifestations pathogènes telles que les problèmes cardio-vasculaires, l’affaiblissement du système immunitaire, les troubles somatiques et psychosomatiques.

Perte de sommeil, irritabilité, dépression… Et même parfois le décès.

Le Docteur LABORIT, biologiste et pharmacologue française (1914-1995) a établi une théorie sur les comportements liés au stress. Selon lui, trois grands types :

       1- La lutte ou la fuite. Réponse positive car dans l’action.

       2- Le comportement d’inhibition. C’est la situation d’attente ou d’arrêt pouvant être d’origine ancestrale. (camouflage)

       3- Le comportement de récompense. (Manger, boire, fumer, conduite de récompense…)

Les signes du stress :

Physiques :
Les nœuds (boule dans le ventre, la gorge…)
La respiration, bloquée, rapide, courte…
Les tensions : mal de dos, nuque, machoires…
La fatigue.
Les troubles du sommeil.
Les troubles digestifs : ballonnements, brûlures, diarrhées, constipation, ulcères…
Cutanés : démangeaison, sudation, bouche sèche, rougeurs…
Nerveux : agitation, tics, tremblements…
Problèmes circulatoires.
Infections.

Psychologiques :
Anxiété inhabituelle ou aggravée.
Grande fatigue.
Diminution du goût et de l’envie.
Signes comportementaux (boulimie, perte d’appétit)
Crises de larme, de rire, d’angoisse.
Agressivité.
Difficulté à se décider.
Sensibilité excessive.
Perte de sang froid.
Perte des qualités d’écoute.